Revenu de base, avancée ou régression ?

DE LA FONDATION COPERNIC
Débat publié dans le journal L’Humanité / À l’heure d’une proposition de loi d’expérimentation à l’échelon local d’un « revenu de base », le débat fait rage. Une mauvaise réponse à une question cruciale : le point de vue de Jean-Marie Harribey, économiste.

La crise du capitalisme a provoqué chômage, précarité et pauvreté qui n’ont pu être compensés par le RMI, puis le RSA, la prime d’activité et tous les autres minima sociaux. Environ 14 % de la population sont en dessous du seuil de pauvreté et près de 6 millions de personnes sont sans emploi. L’idée de verser un revenu inconditionnel, dit d’existence ou universel, est dans le débat public. Or, il se pourrait que cette proposition aille à l’inverse des objectifs affichés. Au moins trois raisons de la récuser : économique, politique et philosophique.

Économiquement, tout revenu monétaire est engendré par le travail collectif. Se pose alors la question de la répartition du revenu national, c’est-à-dire des fruits de la productivité du travail. L’idée selon laquelle la révolution informatique et robotique ferait disparaître le travail ne peut être confirmée, et, de toute façon, si tel était le cas, il n’y aurait plus de revenu à répartir. Ceux qui prônent le remplacement du travail par une « activité libre » confondent les choses utiles qui ont une « valeur d’usage » avec la valeur monétaire des biens et des services dont les revenus sont la contrepartie. Et surtout, ils ignorent que cette valeur monétaire doit être validée socialement, par le marché ou par décision politique, pour produire des services non marchands.

Politiquement, les risques du revenu universel sont nombreux. Puisqu’il n’est pas possible de consacrer plusieurs centaines de milliards d’euros par an pour verser un revenu universel, il est à craindre que ce ne soit en diminuant d’autant la protection sociale : un revenu de base pour solde de tout compte, au détriment notamment des pensions de retraite et de l’assurance-maladie. En apparence généreuse, cette proposition renvoie chacun à ses choix prétendument personnels. Elle s’inscrit donc dans un projet de société assumé par les libéraux les plus perspicaces qui ont compris le parti que le capitalisme pourrait tirer d’un nouveau recul des régulations collectives. Et le revenu universel n’améliorerait pas le rapport de forces d’un individu face à son employeur, parce que celui-ci ne se construit pas à l’échelle individuelle.

Philosophiquement, derrière la proposition du revenu universel, il y a une ignorance du sens du travail et de sa place dans la société. Non seulement ses partisans croient que l’on peut déconnecter la création de revenus du travail collectif, mais ils nient ou négligent le fait que le travail reste un lieu d’insertion et de reconnaissance sociales indispensable. Dès lors, l’objectif de plein-emploi doit être maintenu par la réduction collective du temps de travail, au lieu d’une sortie individuelle de l’emploi ou du temps partiel imposé dont le néolibéralisme est friand, et par une transformation écologique du système productif.

Mais la société a le devoir de répondre aux urgences sociales. Donc, non au revenu universel, même « d’activité » façon Macron, mais oui à un revenu garanti au niveau du Smic à toute personne en recherche d’emploi ou en formation, dès l’âge de 18 ans, sous conditions de ressources, en remplacement du RSA et de la prime d’activité. Ce revenu garanti coûterait quelque 60 milliards d’euros par an (1), pas plus que le coût annuel des allégements de cotisations sociales sans aucun effet sur l’emploi et bien moins que la fraude et l’évasion fiscales ou que les niches fiscales.

(1) Cf. le chiffrage Économistes atterrés et Fondation Copernic dans Faut-il un revenu universel ? coordonné par Jean-Marie Harribey et ChristianeMarty (l’Atelier, 2017).

ARTICLE PUBLIÉ PAR LA FONDATION COPERNIC

Revenu de base, avancée ou regression

Route solaire : arrêtons de dépenser sans compter au nom de la transition.

Le blog de Liliane Held-Khawam

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Source photo Caradisiac

La Cour des Comptes estime, dans un rapport récent(1), à 121 milliards d’euros le montant du soutien public aux énergies renouvelables auquel l’État s’est engagé par les contrats signés avant 2017(2). Elle estime qu’il faut « asseoir la politique énergétique sur des arbitrages rationnels fondés sur la prise en compte du coût complet des différentes technologies ».

Le Sénat vient de livrer de façon caricaturale une démonstration que le message de la Cour des Comptes n’est toujours pas passé. Dans le cadre de la discussion de la loi sur les Mobilités, la chambre haute vient en effet d’adopter un amendement permettant d’utiliser les recettes des certificats d’économies d’énergie (CEE) pour financer les routes solaires. Avant de prendre cette décision, les sénateurs ont-ils examiné le bilan désastreux des projets lancés ?

Rappels des faits. Fin 2015, la société Colas lance l’idée de produire de l’électricité…

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[Micro-fictions] Les assiettes vides

Texte de Quentin Dallorme
 

Mois de novembre, Vers quinze heures. Disons dans une des rues de Lyon. Un jeune homme, la vingtaine un peu plus. Sur la peau et le visage des signes d’empressement, en dessous, une petite soupape d’ennui.

 

Faisons-le moderne : jean, petit pull beige propre sur lui, corps joliment dessiné avec pectoraux saillants sous le pull, quoique fins. C’est en effet un jeune homme du monde tel qu’il est, attentif à son bien-être, autrement dit tout ce qui s’impose à l’individu comme construction normative et dépersonnalisée de son bonheur. Sport, thé bio et méditation lors des vacances.

 

Il s’avance vers une petite place qui termine la rue. Une de ces places urbaine où l’on s’attend à découvrir du mouvement, de la couleur, un bombillement chaleureux ponctué de paroles. On ne peut pas dire qu’une déception s’agrippe d’emblée aux premiers pas mais un léger désenchantement infuse tout de même entre les vrombissements de moteurs traversant la place. Ce dernier enfle d’avantage lorsque des vitrines très nettes affichent à grand renfort de luminaires des denrées mêlant plastique, vêtements synthétiques et objets inutilisables ni payables pour la plupart des passants, qui passent.

 

Le voilà qui s’arrête à un café, rejoignant des amis. Une légère appréhension lui parcourt les côtes. Il rentre. Deux déjà sont assis à une table. Les autres ne viendront pas. Poignées de mains sérieuses. Il s’assied. Un demi, merci.

 

Ce qu’ils vont faire ? Parler politique. Tous militants ou approchant. Quelque chose comme le mime d’une pensée bien dessinée. La discussion s’amorce. Dernière élections législatives, défaite programmée de tous les partis sinon l’abstention, manque de réactivité populaire face aux coups de dents de la droite, blêmissement des acquis sociaux… Notre jeune homme tourne la tête un instant et balaie le commerce du regard. Les tables, la banque revêtent une mince pellicule de verre froid. Le café n’est pas rempli loin de là. Des couleurs faibles diffusent un calme vide. Deux écrans passent et repassent clips et chansons où des mannequins très bronzés affichent un dynamisme pailleté. Sur les tables, des cendriers propres. On fait des desserts, exposés dans une vitrine. Vu les contours de la pâte, lisse et sans accrocs, on les commande plutôt. Six euros le bout de tarte. Il a faim. Ce sera six euros pour du sucre sur un bout de fabrique.

 

Voilà on y est. Cette impression diffuse. Ce grésillement incertain sous la conscience. Ça ne marche pas. Ça tourne pour rien. Pourtant il y a tout. Les têtes pensantes, la formation intellectuelle, une envie de quelque chose, diluée dans l’attente, tâtonnant entre les mots. Mobilisation ? Collectif ? Oui peut-être. Le collectif. C’est ça qui ne fonctionne pas. En même temps, comment ça pourrait fonctionner dans ce lieu ? Est-ce vraiment un lieu, déjà ? Autrefois on vivait sans doute dans ce lieu. Ça veut dire qu’on s’y payait un bon petit déjeuner, du pain, du beurre, du café bien noir, pour quelques sous sur le comptoir. On y revenait le midi pour la bonne assiette de viande et le pain saucé. La salade fraîche qui craquait. Toujours le petit rouge qui faisait aux dents comme un coup de brosse violette. Des cigarettes encore fumantes voyaient voler au-dessus d’elle des cartes rouges, noires. On faisait donner de la gorge et de l’accolade. On se voyait, on s’entendait. Forcément, puisqu’on se côtoyait. Les gens n’allaient pas boire un café pour tromper l’ennui. Ils avaient à y faire. Voir machin, retrouver truc. On pense au « Monsieur Jadis » de Blondin, incessamment attaché aux cafés sans lequel Paris paraîtrait trop sage. L’alliance du littéraire et du prolo.

 

Revenons aujourd’hui à notre jeune. Coincé entre de la pop criarde et les vapeurs de produits chimiques pour nettoyer les tables. Il ne mange pas au café. Il n’y côtoie pas ses voisins ni ses collègues. La réalité est qu’il a trouvé ce café car il faisait café, un peu. Pas plus que ça mais quand même. C’était central. Justement. La centralité, aujourd’hui la pulsation morbide qui renvoie aux alentours une impression d’urbanité. On s’essaie à faire ville quand les campagnes à côté se rassurent d’être belles et naturelles, enjambant les paysages ratissés, rectangulaires, les champs étals où le grain cloisonné s’imbibe de pesticide. On se rassure. Untel est campagnard puisqu’il y a des villes qui bruissent. Untel est citadin puisqu’il va au café et part en vacances à la campagne.

 

La politique, un temps, a déroulé des slogans de grains broyés, des diatribes de chocolat, d’alcool, des affaires de ragoûts, des brusqueries de Coinche avec des jetons de couleurs. On s’y donnait peut-être en spectacle, c’est vrai. Dans le spectacle on savait des spectateurs. Aujourd’hui chacun revêt le masque de comédien que des écrans confectionnent à coups de ciseaux dans la pensée tiède. Il n’y a plus personne à convaincre, qu’on fréquente, qu’on connait, qu’on a déjà aidé, compris, aimé, secoué de l’épaule, à qui l’on a braillé dans les oreilles. La politique est un théâtre vide. Dans les cafés on boit des bières, on paie et on s’en va.

 

Quentin Dallorme

Suisse : ces lobbies économiques qui réclament le « libre-commerce » des données médicales

Le blog de Liliane Held-Khawam

MonDossierMedicalOn sait aujourd’hui que certaines entreprises achètent des données sur la santé des Suisses, y compris « à l’étranger »…

Oui, les données médicales des Suisses sont bel et bien en train d’être transformées en marchandises. Ceci grâce à l’introduction – discrète mais efficace – du « dossier électronique du patient » (DEP). De quoi supposer que le « projet-pilote » MonDossierMedical.ch est bien plus avancé qu’il n’y paraît !

Voir l’article original 730 mots de plus

GILETS JAUNES, MIGRANTS, INSECURITE

Sur le blog de Ombre43 le 3 février 2019

Gilets jaunes, migrants, insécurité.

A qui profite le désordre ?

Des revendications ou peurs peuvent être légitimes mais elles ont toujours un impact sur le fonctionnement de la société, parfois de façon insidieuse. Trois facteurs d’instabilité perturbent un fragile équilibre qui semblait, jusqu’à présent, nous convenir : le mouvement des gilets jaunes, les migrants, l’insécurité. Bien entendu, ils n’ont pas tous la même portée.

Les gilets jaunes sont l’expression vivante du malaise que vivent les français. Un mouvement tel que celui-ci sort de la France profonde, la vraie, loin des lieux de décisions. Il échappe à tout contrôle rationnel du pouvoir. Il créé une brèche qui fissure un mur jusqu’alors inébranlable, voulu par la Vème République. En réalité, il n’est pas un mouvement, simplement un cri d’alarme des français vers ses dirigeants.

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Les migrants ont découvert que les frontières des différents pays n’étaient que symboliques. Les africains les plus aisés se sont frottés les mains dès que le ciel libyen s’est couvert de bombardiers occidentaux pour ouvrir une autoroute à l’immigration clandestine. Ils se sont alors financièrement cotisés par famille ou par quartier, pour envoyer leur meilleur représentant se jeter sur les routes européennes, dont en priorité françaises. Le retour sur investissement est rentable. Le jeune « élu » n’a pas le droit à l’échec, quitte à courir tous les risques en traversant la méditerranée. Aucune possibilité de retour ne lui est offerte et quand bien même il aurait le courage de rebrousser chemin, il sait très bien qu’il sera banni pour avoir trahi les siens.

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En Syrie, l’occident à tout fait pour diviser la population et entretenir une guerre civile. Non content du désordre provoqué, la désertion des camps de réfugiés financés par le Haut Commissariat aux Réfugiés est encouragée par des politiques européens dont le faux humanisme cache des intérêts personnels.

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Alors que la France est la seule nation de la coalition occidentale à refuser de rapatrier ses traducteurs et leurs familles, nous accueillons « humainement » les fils des Talibans, grands trafiquants de drogue et égorgeurs d’enfants et de femmes, et assassins de militaires français. Au contraire des migrants africains qui voyagent dans d’atroces conditions, les jeunes afghans font un bond de 5.500 kilomètres sans grande difficulté. Du moins, personne ne s’est réellement penché sur leurs conditions de transfert vers l’Europe. Nous pouvons donc en déduire qu’ils ne font pas un déplacement de tourisme mais leurs vies ne sont pas non plus mises en danger.

AFGHAN DRUGSSelon un rapport de l’Officie des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), près de 92% de la production mondiale d’opium vient d’Afganistan

Cette migration sur fond de misère réelle ou supposée (quand le coût du déplacement avoisine les 20.000 euros, la misère n’est plus le prétexte migratoire à invoquer), de guerre provoquée par des états étrangers ou perdue sur fond de trafics de drogue, est une autre faille qui fissure notre mur construit par nos valeurs, nos convictions, qui tendait à préserver l’ordre derrière lequel nous nous sentions en sécurité.

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L’insécurité est le troisième facteur contribuant à nous faire douter de nous-mêmes. Le terrorisme absorbe tous les discours, et la tentation est de prétexter tout acte violent de malveillance comme un « attentat terroriste ». Cela engendre des peurs nous poussant vers un mode de vie où nous acceptons des restrictions de liberté. Nos peurs nous incitent à nous replier sur nous-mêmes. Elles sont développées via les médias qui font la une du moindre pétard mouillé qui explose dans une rue. 12% du PIB, donc de ce que nous produisons comme richesse, seraient le fruit de nos peurs. Une société de la peur en quelque sorte. Il faudrait avoir peur de tout : de l’autre, de manger, de boire, de fumer, de faire l’amour … mais ce qui est certain, il faut avoir peur de s’exprimer. Pourtant, si l’on reprend l’insécurité dans notre pays, avec toutes les atteintes que la France a connu ces dernières années, elle reste un des pays les plus sur du monde.

carte du terrorisme

Les attentats dans le monde

Les attentats ? Les français se regardent le nombril en permanence et n’arrivent pas à comprendre ce qu’il se passe en dehors de leurs frontières. Nos banlieues ? Il est étonnant qu’elles ne fassent pas plus parler d’elles. Peut-être pour ne pas déranger le trafic de drogue qui gangrène la vie de ses habitants. La petite délinquance ? Il est vrai que la « norme » est maintenant de s’équiper à outrance de systèmes d’alarme et de vidéosurveillance, tant elle s’ancre dans notre vie quotidienne. Que nos peurs soient justifiées ou non, le mur nous protégeant en est encore plus fissuré.

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Ce mur construit à partir de notre mode de vie, de nos valeurs et de nos libertés se fissure donc. Mais si cela ne tenait qu’à cela, il suffirait de colmater les fissures dès que possible. Rien n’est irrémédiable. Ce qui est le plus préjudiciable est que ces fissures permettent à des malfaiteurs de s’infiltrer dans notre fonctionnement.

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Tout désordre, permet en effet aux plus pervers et organisations de malfaiteurs de se développer. En dehors de l’ordre établi, tout est bon à exploiter pour eux. La simple existence de migrants engraisse les passeurs qui se sont regroupés au sein d’organisations criminelles que l’on peut soupçonner entretenir de bonnes relations avec des mafias. La mafia italienne Cosa Nostra est déjà implantée au sud de la France, pourquoi ne participerait-elle pas à ponctionner les millions d’euros que les migrants africains distribuent pour atteindre librement la Libye et se lancer sur la méditerranée ? Plus le migrant africain paye, moins il souffre. Moins il paye, plus les risques de disparaître dans l’indifférence de tout le monde sont importants. Sa vie dépend de l’argent qu’il remet à un criminel. A ce titre, la France et ses alliés ont réussi à renverser dans le sang le régime libyen mais personne n’est capable de neutraliser des passeurs et des esclavagistes qui se sont tranquillement regroupés dans ce pays.

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Concernant l’insécurité, les peurs sont exploitées dans la vie de tous les jours mais aussi par des conseillers de l’ombre que l’on avait l’habitude de voir dans les affaires de la Francafrique, autour des présidents français, et de tous les décideurs économiques et politiques. La peur les incite à s’entourer d’experts qui pullulent en ce moment sur les plateaux de télévision, et plus discrètement de pseudos barbouzes qui les rassurent. Ce sentiment de protection est à double tranchant, puisqu’un barbouze n’est fidèle à personne. Les « experts » ne le sont que par un passage dans une grande école de management des risques. Nous sommes dans un monde qui se cherche mais qui laisse libre d’accès à tout opportuniste.

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Représentation de nos peurs

Quand aux gilets jaunes, les tentatives de récupération sont multiples ou du moins les plus mal intentionnés sont à l’affût de toute opportunité visant à servir des intérêts personnels. Dans le lot, peuvent se révéler aussi bien des citoyens et des politiques intègres que des malfaiteurs. Dès qu’une occasion se présente, les pires de tous cherchent à se placer. Les plus dangereux sont ceux qui ne se dévoilent pas encore aux yeux de la population.

Tout est manipulation, opportunité à saisir, désordre à exploiter. Pour les voyous, le chaos est alors souhaitable car les institutions ne sont plus censées être en mesure de se protéger des infiltrations malveillantes. C’est l’histoire même des mafias qui se fondent dans les sociétés pour mieux les annexer. Les uns jouent avec les autres et l’intérêt collectif, déjà mal mené, est voué à disparaître.

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En cette période de doutes et de remise en cause de notre propre fonctionnement, la vigilance et le bon sens doivent le remporter sur l’ivresse. Trop de pouvoirs à acquérir ou à gérer, trop d’humanisme mal placé, une insécurité mal évaluée sont autant de facteurs qui peuvent nous détruire. Les seuls gagnants seront ceux qui veulent réduire les libertés et asservir les populations.

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Faut-il ensuite associer le désordre international, dont nous sommes en partie les responsables à notre – présent ou futur – désordre national ?

Ces sujets de réflexions ne sont pas une vérité en soi … mais s’en approchent peut-être. Pour s’en persuader ou comprendre … 15 ANS DE MAFIA

frank.cecrops@gmail.com

Et n’oublions pas, le Maître à penser …

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https://15ansdemafia.wordpress.com/2018/12/27/gilets-jaunes-migrants-insecurite/

« La transparence du temps »- Leonarda Padura – Métaillié/Bibliothèque hispano-américaine, traduit par Elena Zayas

La livrophage

« 4 septembre 2014 à

La lumière crue de l’aube tropicale, filtrée par la fenêtre, tombait comme un éclairage de théâtre sur le mur où était accroché l’almanach avec ses douze cases parfaites, réparties en quatre colonnes de trois rectangles chacune. À l’origine, aux espaces du calendrier correspondaient différentes couleurs, du vert juvénile et printanier au gris vieilli et hivernal, une palette que seul un dessinateur très imaginatif pourrait associer à une chose aussi inexistante que les quatre saisons dans une île de la Caraïbe. Au fil des mois, quelques chiures de mouches étaient venues agrémenter le bristol de points de suspension erratiques;[…] Autant de marques du passage du temps et de mises en garde destinées à une mémoire en passe de se scléroser. »

Croyez-moi, c’est un sacré défi de parler des romans de Leonardo Padura. Celui-ci, comme « Hérétiques », car on a affaire à un grand bonhomme, vraiment un très grand écrivain…

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Mettons fin aux inégalités extrêmes

OXFAM, le pouvoir citoyen contre la pauvreté

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39 268 / 50 000 actions

Aujourd’hui, un fort sentiment de colère contre les inégalités se fait entendre partout en France. L’aggravation de ces inégalités est devenue insupportable car elles enferment les plus pauvres dans la précarité sans perspective d’en sortir.

Alors que les chefs d’Etat et grandes fortunes se réunissent à Davos pour le Forum Economique Mondial, Oxfam révèle qu’en 2018, la fortune des milliardaires de la planète a augmenté de 12 % représentant un gain quotidien cumulé de 2,2 milliards d’euros, tandis que la richesse de la moitié la plus pauvre de la population mondiale – soit 3,8 milliards de personnes – a chuté de 11 %.

La France n’est pas à l’abri des inégalités extrêmes : en effet, 8 milliardaires français détiennent à eux seuls autant que les 30% les plus pauvres.

Nous demandons aux élu-e-s une grande loi contre les inégalités, basée sur un impôt plus juste, la lutte contre l’évasion fiscale et un partage réellement équitable des richesses créées dans les entreprises.

Les inégalités ne sont pas une fatalité.

Oxfam dénonce un système économique biaisé qui creuse non seulement les inégalités, mais empêche également des millions de personnes de sortir de la pauvreté. Dans le monde, aujourd’hui, près de 850 millions d’individus survivent dans l’extrême pauvreté avec moins de 1,9 $ par jour, sans accès à l’eau potable, à l’éducation, à la santé, et sans opportunité d’un avenir meilleur.

A l’extrême opposé, depuis une dizaine d’années, une élite d’ultra-riches a émergé. L’année 2017 a battu un record alarmant : le nombre de milliardaires dans le monde a connu sa plus forte hausse de l’histoire.

En France, les inégalités se creusent aussi : les 10 % les plus riches détiennent plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres se partagent seulement 5 % du gâteau. La France est championne du monde du versement des dividendes à ses actionnaires et laisse les patrons du CAC 40 se rémunérer en moyenne 280 fois le Smic tandis que 14,3% de sa population vit sous le seuil de pauvreté avec un million de femmes travailleuses pauvres qui élèvent seules leurs enfants avec moins de 850 euros par mois.

Des scandales d’évasion fiscale tels que les Paradise Papers, les écarts de rémunérations au sein de grandes entreprises ou la réforme fiscale d’Emmanuel Macron, montrent que les responsables économiques et politiques ne sont pour l’instant pas décidé-e-s à s’attaquer sérieusement à cette injustice.

Contre les inégalités : pesons de tout notre poids !

Pour lutter contre les inégalités, des solutions existent pourtant et demandent une forte volonté, certes de la part des entreprises, mais surtout, des responsables politiques. Sans mesures fortes, la France verra ses citoyen-ne-s et petites entreprises payer la facture des pratiques irresponsables de grandes entreprises, dans un climat d’injustice et de stigmatisation des plus pauvres. Sans mesures fortes, comme le reconnaissent de plus en plus d’institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l’OCDE, cet accroissement continu des inégalités, in fine, portera atteinte à la croissance et à la prospérité économique de tou-te-s.

Face à l’indignation contre les inégalités, il est temps d’agir de tout notre poids pour peser et ré-équilibrer les choses. Pour cela, Oxfam s’adresse aux grandes entreprises pour leur demander de tourner le dos à des pratiques nocives : évasion fiscale, grands écarts salariaux, versement record de dividendes, et d’emprunter la voie d’une économie plus humaine et inclusive. Mais des mesures volontaristes ne suffiront pas à gagner le combat contre les inégalités. Des mesures publiques ambitieuses doivent être adoptées et s’imposer aux entreprises et aux contribuables.

C’est pourquoi, Oxfam mobilise des milliers de citoyens autour d’une demande prioritaire à Emmanuel Macron, au Gouvernement et aux parlementaires : adopter une loi contre les inégalités, au service de l’intérêt général (pour en savoir plus, rendez-vous ici). Cette loi reposerait sur trois piliers :

  1. Un partage réellement équitable des richesses créées au sein des entreprises, entre dirigeant-e-s, salarié-e-s et actionnaires,notamment par un encadrement des écarts de salaires.
  2. La lutte contre l’évasion fiscale pour financer les services publics – comme l’éducation, la santé ou les transports – qui réduisent les inégalités
  3. La défense d’un impôt juste et progressif pour une redistribution équitable des richessesqui demande aux plus aisés de contribuer à leur juste part.